Analyse du problème social de l’aliénation Essai

Words: 747
Topic: Kommunikation

Introduction

Le terme “aliénation”, dans son sens le plus large, signifie qu’une personne se sépare ou se dissocie de ses attaches de manière inamicale. Dans une perspective sociale, cela signifie éliminer l’harmonie qu’une personne a avec son être social. L’aliénation, selon la théorie de Karl Marx, signifie la séparation de l’homme de sa nature sociale ou humaine, provoquée par la nature capitaliste du travail (Wood, 1987). Il s’agit d’une approche plus politique, économique et sociale qui décrit les défis de l’homme qui perd le contrôle de sa vie à travers le capitalisme. D’un point de vue religieux, Karl Marx décrit l’aliénation comme la saisie par Dieu de la vie humaine de telle sorte que l’homme n’a aucun contrôle sur lui-même, et pourtant l’homme cherche à trouver le bonheur dans la religion qui n’est qu’une illusion et est incapable de résoudre la souffrance humaine.

Discussion

Les sociologues contemporains ont défini l’aliénation comme la perte de contrôle de la vie de l’individu, qui le rend impuissant, isolé socialement et étranger à lui-même. Dans le contexte du travail, la personne perd le contrôle de son travail, considère que son travail n’a pas de sens et ne parvient pas à se comprendre en tant que travailleur. Cela signifie que l’aspect social de la nature humaine est violé et que l’individu considère son travail comme dénué de sens.

La théorie de l’aliénation de Marx tend à exprimer la division du travail comme un problème qui usurpe à l’homme le contrôle de sa nature humaine. Dans le cadre de cette division du travail, Marx note l’exploitation de l’homme par les capitalistes et identifie quatre éléments qui englobent l’aliénation économique, à savoir l’aliénation de l’homme par rapport au produit de son travail, l’aliénation de l’homme par rapport à la production, l’aliénation de l’homme par rapport à l’espèce humaine et l’aliénation de l’homme par rapport aux autres hommes (Wood, 1987).

Dans l’aliénation de l’homme du produit de son travail, le cas de l’objectivation se présente avec les objets produits par l’homme qui lui sont enlevés par le capitaliste, vendus et dont le bénéfice va au capitaliste. L’homme n’a donc aucun contrôle sur ce qu’il produit ou sur l’application de son travail, qui est considéré comme une marchandise. L’aliénation de l’homme du processus de production signifie que l’homme se dénonce lui-même et s’immerge entièrement dans l’activité de production sans que sa créativité humaine puisse s’épanouir. En d’autres termes, l’homme travaille juste pour gagner sa vie et il ne se sent lui-même que lorsqu’il ne travaille pas.

Selon Wood (1987), l’aliénation de l’homme par rapport à son espèce est à la base de toutes les autres formes d’aliénation, car la production d’objets/marchandises par le biais d’un processus de production et en association avec d’autres êtres humains prouve le potentiel humain de l’homme. La privation de cet être d’espèce laisse l’homme travailler sous une forme robotisée, seul moyen pour lui d’être considéré comme important par le capitaliste, et sa nature humaine est ignorée. L’aliénation des autres hommes signifie que la relation de l’homme avec les autres êtres sociaux n’est liée qu’au travail, mais que la partie sociale et humaine de celui-ci est supprimée par le capitaliste.

Conclusion

La solution à ce problème, selon Karl Marx, est le communisme. Il suggère la suppression de la propriété privée et met l’accent sur la création d’une liberté universelle. Dans ce communisme, la planification sociale devrait être appliquée, tous les individus devant participer conjointement à la planification et à la prise de décision concernant la production et la distribution des produits dans une perspective plus communautaire. Il soutient que le communisme apporte l’humanisme, et que la négation de la propriété privée assure l’émancipation et la réhabilitation de l’homme, menant à une société humaine (Lowy, 2003). Cependant, en ce qui concerne l’aliénation religieuse, Karl Marx préconise l’athéisme comme solution humaniste permettant à l’homme d’avoir un meilleur contrôle sur sa vie.

Références

Lowy, M. (2003). La théorie de la révolution chez le jeune Marx. Bolton : Brill.

Wood, J. C. (1987). Karl Marx’s economics : critical assessments. New York : Routledge.